Et cela continue depuis plus de 6 mois …
Aujourd’hui la commission, six années après la loi du 5 juillet 2000, entre autres, remet en cause le nombre de WC et de douches sur une aire de stationnement, cette question avait été réglée en 2001. Actuellement, on est toujours dans le même état sanitaire…
Nous n’allons pas évoquer tous les débats, ni les mots et positionnements honteux qui se sont déroulés dans ce cabinet d’enregistrement, car encore une fois, les organisateurs et responsables de cette mascarade n ‘écouteront qu’eux, nieront, contrediront et argumenteront la médisance de nos propos.
Arguments bien rodés d’instances politiques bien habitués à ces tristes coutumes.
Lors de ces rencontres, les voyageurs formulent des avis intéressants, à propos des orientations et des positionnements, sans s’user et mettent dans leurs poches des atouts culturels prégnants pour faciliter le bon déroulement de cette nébuleuse… Gros travail sur soi-même…
Ils sont venus avec leurs questions, leurs propositions, leurs supports de travail, mais tout cela est resté occulté et vulgarisé… et les réponses aux questions ont été vagues, non étayées, voire inexistantes. …
Belle enceinte où on se dégoûte de son prochain, de la politique et où l’on tente même de diviser les voyageurs entre eux.
Et en attendant, la situation des voyageurs continue de s’aggraver. En France, les discriminations d’Etat augmentent, (comme pour d’autres communautés d’ailleurs que nous soutenons !).
L’observatoire de Vienne relève que les gens du voyages et tsiganes sont la communauté la plus touchée.
Et n’oublions pas non plus le rapport du Centre européen pour les droits des Roms. « HORS D’ICI - ANTI-TSIGANISME EN FRANCE, celui même que la Commission et l’Etat semblent ignorer….
ET NOUS PALABRONS !
Pendant ce temps, les gouvernements font toujours croire, par les médias, qu’ils écoutent, comprennent, voire agissent ! Dérision !
Nous avons essayé, nous aurons participé, mais nous refusons de cautionner plus longtemps cette comédie. Nous avons d’autres moyens respectueux de la République pour nous faire entendre.
Non seulement le rôle des commissions est bafoué par l'absence de réelle communication, d’entente, de prise en compte,… par des arguments censurés, étouffés et non pris en considération,…mais rien que le mépris que l'on voue aux « figurants », malgré leur présence sont dignes d’un régime despotique et significatif d’un climat de reprise en main et d’atteinte au pluralisme.
Nous aurions pu croire à une certaine condescendance, mais, aujourd’hui nous condamnons ce simulacre de consultation, ce simulacre démocratique…
C'est du pur gâchis dans la mesure où l'intérêt principal du processus réside dans la tentative d’ « acheter la paix sociale » avant les élections de 2007 et certainement pas d’arranger la situation des voyageurs, mais uniquement celle des politiques !
Le seul but de cette nouvelle tentative est d’alimenter le thème de la concertation, alors que les choix sont déjà effectifs et déjà mis en oeuvre par le gouvernement.
Ainsi, pendant la durée de ces « consultations », le gouvernement prend des décisions : de taxation, de limitation d’accueil, de remise en cause des lois les obligeant à nous accueillir, …finalement tente de trouver des solutions à ne pas être condamnable par le droit Français et Européen sans respecter pour autant certains de leurs « Citoyens » gênant.
Ces lois sont votées à l’Assemblée nationale, en prétextant une consultation réussite, malgré nos oppositions, ces lois qui portent un coup terrible sur nos conditions de vie, aggravant encore la précarité et l’exclusion et cultivant enfin la haine envers les nôtres.
Une consultation conçue sur le mode d’une action de lobbying politique, en particulier auprès des parlementaires, pour faire valoir les positions de certains et leurs intérêts.
Aucun autre horizon n’est évoqué que la « sécurité et la tranquillité publiques », aucun projet humain digne de ce nom, aucun souffle à la hauteur des souffrances vécues, le tout restant confiné dans les eaux glacées des calculs et enjeux personnels et de pouvoir, comme si la condition humaine n’était pas par nature, un terrain et un enjeu politique majeurs !
Certains se contenteront néanmoins des pseudo promesses faites par le Président et accepteront de valider quelques sujets.
Nous leur rappelons que cela ne tient qu’à eux et que par la suite ils en assumeront les responsabilités le jour où malheureusement ça sera nous qui subirons les conséquences de ce théâtre dramaturgique.
Donc, comme le Mouvement Confédéral Tsigane l’a fait en 2001, c’est à notre tour de démissionner !
L’association REGARDS démissionne.
Nous refusons également d’être complices de ce qui se dessine une nouvelle fois à travers les échanges tronqués qui s’opèrent.
Bien sûr nous ne sommes pas opposés à tout changement. Nous avons fait diverses propositions de déplacements, d’aménagements et de compromis, tout a été rejeté ou a été l’objet de tentatives de manipulation.
Mais il est indéniable que dans ces conditions, nous sommes contraints à être dans l’opposition et pendant ce temps-là, les mois et les années défilent et nos enfants sont toujours dans l’incertitude du déroulement de leur fin de journée.....
Nous ne sommes bien évidemment pas des associations neutres et cette relégation n’est pas non plus neutre surtout au seuil d’une importante échéance électorale. La Commission et ses bons membres seront offusqués par une telle calomnie. Innocente comme l’agneau qui naît, elle n’a pas l’ombre du début de la moindre arrière pensée de nature politique ou idéologique. Des élections ? Quelles élections ? Des pressions ? Quelles pressions ? Ségrégation ? Quelle ségrégation ? La seule et unique mission de nos interlocuteurs est de favoriser l’équité sociale, jurent-ils. Soit. Mais alors pourquoi : - est-il si urgent de reléguer les arguments des personnes concernées, - faire des réunions à huit clos en sélectionnant ses comparses quand certains semblent dérangeant, - ignoré un rapport comme celui de l’ERRC et ainsi continuer à orienter les voyageurs au fin fond des oubliettes ?
L’exigence de nos associations n’est ni de gauche ni de droite, elle appelle à une vraie démocratie et à un vrai débat en direction des Gens du voyage, sur les garanties de leur prise en considération, notamment dans la campagne électorale qui s’ouvre!
Parce qu’il se passe des choses socialement dramatiques dans nôtre beau pays, nous serons encore là pour lutter contre les abus et continuerons à motiver nos familles de prendre leurs carte d’électeur et les accompagnerons à saisir les enjeux qui se trament dans ce genre d’instance !
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Je viens de lire le compte tenu ci dessus et le trouve fort réaliste. On se concerte, on evoque, on soumet, mais à la sortie, rien que du vent ! En tout cas merci de dénoncer tous ces simulacres. Je mets votre blog dans mes favoris. Bon courage
Bernard Bockhorni Nancy
Malheur au pays des droits de l'homme, mais les sédentaires ne vous laisseront pas tomber, on luttera contre la discrimination, et ils s'épuiseront, les élus passent mais nous on restent...
Un gadjo
Comment puis-je joindre l'auteur de cet article en particulier svp ?
Merci d'avance,
Laure.
Les élus sont allés pour faire ce terrain, dans le midi (aux frais de la Princesse, bien sür !) et ont rapporté un modèle de terrain formidable, délimitant les emplacement familiaux par des haies de végétation, un bitume souple pour permettre de planter les toiles, etc... Or, les terrains existants sont semblables à des places de parking (les tchavés qui commencent à marcher se blessent facilement quand ils tombent, aucun endroit n'a été prévu pour que les tchavés puissent jouer : jouer au foot est interdit, ainsi qu'à la simple balle, etc... Il y a un gardien jour et nuit sur chacun des terrains (son habitation est confortable et il a de la lumière à volonté, alors que les terrains sont plongés dans l'obscurité (ou presque) à partir de 10 heures le soir).) . Sur les terrains, aucune végétation, aucun arbuste planté pour avoir de l'ombre, tant et si bien, qu'l y a deux ans, 3 tchavés ont été hospitalisés d'urgence à cause de la canicule : après une réclamation quelques arbres ont été plantés. Les terains sont indignes des voyageurs, un terrain a été remontés vers les prés, d'où très venté et glacial l'hiver, auncune protection par des végétaux. Ils sont tous entourés de grillages et l'entrée est marquée par une barrière qu'on lève pour laisser passer la caravane, et qu'on absaisse aussitôt la caravane placée sur le terrain . Il n'y a donc qu'une petite place pour laisser passer une voiture ou le camion. A l'entrée, tous sont fichés même les enfants, ainsi que tous ceux qui rentrent et sortent. On nous avait même demandés de venir se faire inscrire au bureau à chaque fois qu'on viendrait voir les gens du voyage sur le terrain, ce que nous avons refusé avec véhémence. Mais nous savons très bien bien que nous sommes tous "fliqués". Mais nous ne nous en préoccupons pas.
Une gadji qui a retrouvé ses racines gitanes chez les voyageurs.