PROPOS DIFFAMATOIRES ENVERS LES GENS DU VOYAGE

Publié le par Regards

Leur image dans l’opinion n’était déjà pas très flatteuse.

Les Tsiganes sont de très longue date, volontiers associés aux voleurs de poules ». Vole et campe où Dieu t’appelle » dit d’ailleurs l’un des chants de route de ceux qu’on appelle les « gens du voyage ». la réalité est bien plus sévère encore.

Un rapport encore confidentiel d’un officier de police, le capitaine Philippe Pichon, révèle l’ampleur des crimes et délits commis par les populations nomades issues de plusieurs groupes (Manouches, Gitans, Yéniche, Rom…).

« Parmi les 147 000 occupants d’habitations mobiles (…) officiellement recensés en France, un tiers aurait été condamné comme auteur, coauteur ou complices de délits ou de crimes… »

souligne l’auteur du rapport « voyage en Tsiganie ».

Il ajoute qu’au total « dans les villes de plus de 50 000 habitants les nomades commettraient trente fois plus d’infractions contre les personnes et cinq fois plus contre les biens que les délinquants locaux.

Le Figaro, 10 octobre 2001

Les Tsiganes pratiquent des métiers traditionnels, qui changent selon les besoins de la région où ils passent. Ils sont d’excellents musiciens et danseurs. (…) les femmes exercent souvent la voyance et la mendicité aussi à laquelle les enfants sont souvent associés. Ils pratiquent aussi, comme ont dit la maraude, c’est à dire le vol, ou le trafic de drogue. Tout cela est exact et amène à poser la question ainsi : est-ce le nomadisme qui conduit au vol, qui conduit au rejet ? ou est-ce le nomadisme, lui-même  trop loin de nos pratiques de sédentaires, qui provoque lui-même le rejet ? (…)

Alors le paradoxe est là : si les Tsiganes se sédentarisent, ils perdent leur culture, leur raison d’être. Absorbés dans un état, ils perdent leur identité proprement nationale. Et en même temps, seule la sédentarisation favorise la scolarisation des enfants qui mettrait lentement un terme à l’enchaînement : manque de formation, chômage élevé, vols exclusion. Alors que faire face à cette contradiction frontale entre mode de vie nomade et mode de vie sédentaire ?

 

« Les Tziganes aux Nations Unies »

Jean Christophe Victor, « Le Dessous des Cartes », émission diffusée sur la chaîne ARTE le 26/10/01

Les « gens du voyage » au Sénat, hier après-midi, sous les lambris dorés de la salle Monnerville…Ou plutôt certaines de leurs victimes, venues se rebiffer. «Entreprises et communes victimes des nomades » tel était le thème d’un débat organisé par l’Association pour la protection des libertés individuelles et collectives (Aplic). Le cadre solennel de la réunion, comme son explicite intitulé, laissait penser que le sujet n’était plus « politiquement incorrect ».

Le Figaro, jeudi 13 décembre 2001

 

 « On a parlé aussi des gens du voyage ! c’est le fléau de demain. (…)

mais de grâce, prenons conscience que les aires d’accueil ne sont qu’un premier pas et qu’elles s’adressent à des personnes qui, demain, nous poserons un problème énorme.

Ce sont des gens asociaux, aprivatifs, qui n’ont aucune référence et pour lesquels les mots que nous employons n’ont pas de signification. On demande à une commune rurale, par exemple d’accueillir ces enfants dans son école. Ce n’est pas possible. Il faut faire de l’accompagnement sur place, sur les aires d’accueil pour pratiquer le BA-BA en termes scolaires, en terme social, en terme médical aussi car on est confronté à des pathologies extraordinaires. Nous les maires, qui faisons des patrouilles, nous voyons toutes les nuits, trois, quatre ou cinq camionnettes de gens du voyage qui viennent « sauter »- je n’ai pas d’autres mots- des gamines de douze ou treize ans jusque devant chez leurs parents et ça n’intéresse personne ! »

 

Dominique Leclerc, Senateur d’Indre et Loire                                                                Sénat, séance du 31 juillet 2002

« Je n’ai pas de tendresse particulière pour ces gens là. Ils vivent à nos crochets ; de la rapine aussi, tout le monde le sait. Quand ils envahissent un terrain, croyez moi, je suis toujours prêt à les évacuer. Mais il y a une loi qui impose un terrain d’accueil dans les communes de plus de 5000 habitants, il faut la respecter ». Et de renchérir : ne vous inquiétez pas , je sais agir dans ce domaine. On a  déjà trouvé des gens qui avaient 8 comptes en banque au Luxembourg. Certains roulent dans des Mercédes que je ne peux pas me payer. Moi aussi ça m’agace ».

Paul Girot de Langlade, préfet d u Vaucluse, Octobre 2002

 

(..) la cohabitation entre cette population et d’autres populations fragiles , dans les petites villes, conduit à des violences et des débordements qui placent les élus dans une situation impossible ! les gens du voyage pratiquent la politique du fait accompli, sans respect pour la loi. Un problème humain difficile ?  commençons par faire des contrôles fiscaux ! la population s’exaspère que la loi ne soit pas la même pour tous et s’ indigne au spectacle de voitures et de caravanes luxueuses à 95 000 euros. Il faut à tout prix éviter les relations trop directes avec ces gens là.

 

M Braye, sénateur des Yvelines                                                                                     Sénat, discussion du projet de loi sur la ville et la rénovation urbaine, 23/07/03

Gens du Voyage

Les Gitans et la roulotte en bois

Ah ! l’angélisme des gens du gauche sur les gens du voyage ! La roulotte en bois, la danseuse aux yeux de braise, la guitare au coin du feu…

En réalité, avec la disparition des petits métiers devenus impraticables : rémouleur, rempailleur…, la diseuse de bonne aventure s’est transformée en voleuse de supermarché, la roulotte en G7 si pratique pour vider les habitations secondaires situées à plus de cinq cents mètres du camp, le pittoresque voleur de poules en braqueur surarmé réputé pour son goût du sang.

Communauté nomade inintégrable à l’économie moderne, enfance la plus illettrée de France…, les Gitans cumulent toutes les qualités que nos humanistes socialistes aiment à trouver dans les minorités qu’ils défendent depuis qu’ils se sont détournés du mouvement ouvrier (et des pauvres qui cherchaient à s’intégrer par le travail).

Grâce à leur zèle législateur, les petites communes rurales d’odieux normaux sont désormais obligées d’accueillir à leurs frais leurs vilaines caravanes, de supporter sans rien dire vols et déprédations. Les grandes villes contraintes de regarder, impuissantes, les camps permanents servir de tête de pont aux pires mafias nomades de l’Est, albanaises, roumaines… spécialisées dans la traite de Blanches et le trafic des enfants.

Avouez que toutes ces nuisances pour une poignée de social-traîtres déculpabilisés et un Django Reinhardt, c’est cher !

Abécédaire de la bêtise ambiante (jusqu’où va-t-on descendre ?)

Alain Soral

Edition Blanche (Pocket) n°11781

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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